Optimiser sa santé grâce au fasting

Vous vous intéressez à la pratique du jeûne ? Vous souhaitez commencer par une méthode simple et peu contraignante ? Plusieurs options de jeûne intermittent existent, dont le fasting qui consiste à ne pas se nourrir pendant 16 heures. Découvrez dans cet article la spécificité et les atouts de cette formule et profitez de quelques conseils clés pour l’intégrer dans votre routine alimentaire avec douceur et sérénité.

Quelques définitions autour du jeûne

Consistant en une restriction de nourriture, le jeûne vise à mettre au repos le système digestif afin que celui-ci se nettoie en profondeur et retrouve une hygiène saine. Le jeûne Buchinger représente la pratique la plus courante, d’une durée de cinq à sept jours, au cours de laquelle le curiste ne s’alimente que d’eau et de bouillons de légumes.

Un stage de jeûne de plusieurs jours est très exigeant ; aussi, pour les personnes aspirant à plus de facilité, le jeûne intermittent est une solution à privilégier. Elle vise à restreindre la plage horaire au cours de laquelle la personne se nourrit, l’enjeu consistant à espacer les repas pour atteindre des résultats similaires à ceux du jeûne classique.

La fasting en représente l’une des variantes, consistant à ne pas manger pendant 16 heures. La phase d’alimentation est donc limitée à 8 heures, ce qui se manifeste en pratique par l’absence de petit déjeuner ou de dîner. Pour quels objectifs ? Suspendre la digestion et mettre le corps en condition de puiser dans ses réserves et donc de détruire ses stocks de graisses. Le processus de nettoyage du corps est similaire à celui du jeûne long, mais il est beaucoup moins puissant, car il est activé pendant seulement 16 heures. Les études ont prouvé qu’après cette période, des bénéfices notables se ressentent pour le corps ; la méthode est en plus bien vécue par les pratiquants.

Les bienfaits du fasting

Plusieurs recherches scientifiques ont mis en lumière les effets positifs du jeûne intermittent sur la santé.

  • Le fasting pratiqué au quotidien facilite la perte de poids et réduit également la probabilité de survenue du diabète et de facteurs de risques cardiovasculaires.
  • En comparant l’impact d’un régime basse calorie avec le jeûne intermittent au sein d’une population d’obèses, la seconde approche s’est avérée efficace pour maigrir, voire supérieure, car elle est moins difficile à vivre et entraîne une plus grande diminution des graisses.
  • L’avantage sur la charge pondérale a été démontré : cette méthode alimentaire baisse en effet la consommation énergétique, améliore la gestion de la glycémie, ce qui réduit la production d’insuline, responsable du stockage de lipides.
  • Le jeûne intermittent agirait aussi favorablement sur la prévention du cancer et la santé du système nerveux. D’une manière générale, retenez que la restriction calorique améliore la longévité et limite la dégradation cognitive, liée au vieillissement.

Soulignons que cette technique produit des retombées positives dans la régularité. Sauter un repas de temps en temps n’induit pas d’effet notable sur la santé ; votre système digestif sera soulagé ponctuellement, mais votre corps n’apprendra pas à s’adapter et à développer les mécanismes de fonctionnement propre à la privation de nourriture.

Jeûner pendant 16h : mode d’emploi

Toute restriction alimentaire s’expérimente sérieusement. Il est donc conseillé de procéder par étapes, en testant l’option qui convient le mieux, entre la suppression du petit déjeuner . et celle du dîner. La première option est en général retenue, car elle est plus facile à mettre en œuvre, certaines personnes ayant déjà l’habitude de ne pas manger le matin ou très peu. Avancez progressivement, en jeûnant une fois par semaine, puis deux, puis trois, etc. et écoutez votre ressenti corporel. Il n’y a à l’évidence aucune injonction à abandonner définitivement le petit déjeuner, mais certaines personnes y parviennent naturellement et le vivent très bien.

La saison estivale paraît plus appropriée pour initier ce régime qu’en hiver au cours duquel le besoin en ressources énergétiques est plus fort.

Pendant la période de 16h, il est possible de boire de l’eau et des tisanes, neutres pour le corps. Toutes les autres boissons sont proscrites, y compris le café et le thé.

Lorsque vous allez vous alimenter à nouveau, veillez à ne pas vous « jeter » sur la nourriture en mangeant trop vite et en trop grande quantité, au risque sinon de bousculer le corps qui a profité d’un repos salutaire. Pour accompagner vos protéines, les légumes seront préférés aux féculents, moins digestes.

Cette méthode a le mérite d’être peu gênante du point de vue de la vie sociale (si vous supprimez le repas du matin) ; elle est compatible avec la pratique du sport. Elle s’adapte à toutes les habitudes nutritionnelles. Pour autant, cette pratique répond très souvent au souhait de s’engager vers une nouvelle hygiène de santé ; aussi, tirez parti de cette expérience pour consommer davantage d’aliments sains et équilibrés pour optimiser les bénéfices du fasting. Veillez à réduire par exemple les sucres, les mauvaises graisses et les plats industriels.

Buvez beaucoup dans la journée, au moins 1,5 litre d’eau par jour (1 verre par heure). Souvenez-vous que dans la régularité, le corps s’habitue à la privation alimentaire. Il puise dans ses stocks et détruit ses réserves de lipides, ce qui va évacuer les toxines. L’apport hydrique est donc essentiel pour soutenir le processus d’élimination.

Précautions à prendre :

Si vous souffrez d’une fatigue chronique ou d’une pathologie, il est conseillé de recueillir l’avis de votre médecin ou d’un professionnel spécialisé en nutrition. Le fasting doit exercer une action positive sur votre santé et n’a pas vocation à vous fatiguer ni à vous dénutrir. Ce régime est par ailleurs déconseillé aux femmes enceintes, allaitantes, aux personnes âgées ou en manque de vitalité.

Vous pouvez également vous rendre chez un naturopathe afin d’identifier avec lui la formule de jeûne qui convient à votre physiologie et à votre vitalité du moment.

Vous l’avez compris, cette technique est facile à mettre en œuvre ; elle est douce et ne comporte pas de risques. Elle permet aussi de jeûner à domicile. Pourquoi ne pas la tester pendant un mois ? Elle pourrait devenir rapidement un nouveau réflexe alimentaire. Et qui sait ? En allant un peu plus loin, vous vous laisserez peut-être tenter par de nouvelles expériences, comme le jeûne de 24h, une étape de plus dans votre parcours de santé !

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